Posté le 21.01.2008 par robertzeprez
Cette photo a été prise durant la balance du concert de clôture du Festival de Guitare de Cannes, en 1990.
J’attache beaucoup d’importance à la balance qui précède un concert. Je suis persuadé que toute cette phase de réglages et de mise en place contribue à la réussite d'un spectacle. C'est pourquoi je n'ai jamais manqué l'occasion d'y assister.
J'ai été un observateur privilégié de la balance du concert de clôture du Festival.
J'ai noté que Chet s'appuyait sur l'expérience acquise durant plusieurs décennies de scène. Il était très calme et travaillait méthodiquement, minutieusement pour trouver le son idéal.
Marcel, figé sur son siège, jouait des notes sans queue ni tête. Il semblait absent à tout ce qui se passait autour de lui. Puis, il donnait des instructions aux techniciens avant d'égrener de nouveaux des chapelets de notes pour affiner ses réglages.
Lorsque chaque duettiste estima que le son lui convenait, ils se mirent à jouer ensemble pour définir les niveaux de chaque instrument. Puis, l’ingénieur du son verrouilla le réglage des pistes. La balance était terminée et le concert en fort bonne voie.
J'ai assisté à une balance terrible. Marcel devait jouer dans la cathédrale d’Eauze. La salle était très haute de plafond et incroyablement longue et étroite.
Le son était épouvantable. Quand Marcel jouait une note, celle-ci tourbillonnait vers le ciel en un ronflement d’avion de chasse tandis qu’un écho discordant se propageait vers le fond de la salle.
Les ingénieurs du son dûrent installer des amplis de rattrapage au milieu et au fond de la salle pour gommer cet écho. Ils ne purent rien faire pour la hauteur du plafond.
En désespoir de cause, Marcel a fait placer un gros ampli à ses pieds pour avoir un retour son. Marcel a vécu un calvaire durant tout le concert : le son tourbillonnant perturbait celui de l'ampli de retour, et il n'entendait qu'un brouhaha infernal.
A l'entracte, Marcel s'inquiéta "Comment est le son dans la salle?" "Correct" ai-je répondu pour le rassurer. Dans de telles conditions, seule une grande expérience peut sauver la face… Marcel l'avait!
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Posté le 21.01.2008 par robertzeprez
Chet ATKINS c’est 'Mister Guitar', le père du 'Nashville Sound'.
La renommée de Chet Atkins a dépassé les limites du Tennessee pour devenir internationale : Paul McCartney, Mark Knolpfer le considèrent comme leur influence n°1.
Pendant plus de vingt ans, Chet a été le vice-président de la R.C.A. Studio B de Nashville.
Il a joué dans deux tubes d’Elvis Presley : "Hound Dog" et "Heartbreak Hotel".
Il a produit une bonne vingtaine de musiciens dont Willie Nelson et Waylon Jennings.
Il a enregistré plus de 100 disques 33 tours, plus de 40 CDs et une vingtaine de vidéos.
Son bureau / studio d’enregistrement se situe à Nashville dans le quartier "Music Row".
Il existe une rue au cœur de Nashville baptisée "Chet Atkins Place" et la mairie a créé le "Chet Atkins Day" pour commémorer son anniversaire… Qui dit mieux.
J'étais curieux de savoir comment Marcel Dadi avait rencontré un tel "monument".
Voici l’histoire telle qu'il me l’a été racontée :
« A quinze ans, je jouais de la guitare dans des groupes de rock. Un jour, un ami m’a ramené des USA un disque de Chet Atkins. Et j'ai écouté, écouté, essayé, encore et encore… et j’ai décidé de jouer comme lui.
« Cela a duré des années. Tout s'est accéléré à la sortie de mon premier disque "La guitare à Dadi" qui se vendait comme des petits pains. J'avais à peine 19 ans...
« Stanley Mills, un éditeur New-yorkais, a offert cet album à Chet qui a apprécié qu'un "frenchy" lui ait dédié "Song for Chet".
« A l'issue d'une tournée européenne, Chet et Albert Coleman, chef d'orchestre du "Nashville Symphony Orchestra" ont fait le détour par Paris. J'étais absent quand le téléphone a sonné…
« De retour à la maison, "Chet Atkins t'a appelé" m'ont dit mes parents à l'unisson. J’ai haussé les épaules : "Celle-là vous me l'avez déjà faite, on n'est pas le 1er avril".
« Ils m’ont tendu un billet avec le numéro du Plaza-Athénée. J’ai composé ce numéro, le cœur battant. Sonneries et "
Hello, this is Chet…"
« J'ai immédiatement reconnu le timbre inimitable de la voix de Chet, que j'ai entendue des milliers de fois en déchiffrant ses disques... J'avais le souffle coupé.
« A sa demande, j'ai retrouvé Chet et ses amis dans sa suite. Après les préambules d’usage, il m’a passé sa fameuse Gretch. J’ai interprété tous les morceaux demandés, jusqu’au délicat "When You Wish Upon A Star", en harmoniques artificielles.
« En voyant leurs mines admiratives, j’ai su que je venais de réussir mon examen de passage!
« Alors, sereinement, j‘ai lancé ma bombe : "Chet, je passe à l’Olympia dans quelques mois, si tu le souhaites je t’invite à partager la scène avec moi..."
« J’ai alors dû répondre à un feu croisé de questions et Chet a promis de faire établir les contrats au plus vite par sa compagnie. Business is business.
« Ainsi quelques mois plus tard, nos deux concerts inédits ont réuni la plupart des guitaristes français et européens, dans la salle mythique de l’Olympia, archi comble.
« Suite à ce succès, j’ai obtenu l’autorisation de sortir un disque témoignage "
And Then Came Chet…"
Le destin d’un homme tient à bien peu de chose…
Posté le 23.01.2008 par robertzeprez
A Nashville, la Gibson Country Gentleman de 'Mister Guitar' n’attendait plus que moi…
Tous les ans au mois d’août, la convention de la guitare de la "Chet Atkins Appreciation Society", réunissait dans les salons du Marriott Airport de Nashville des dizaines de guitaristes venus du monde entier pour honorer Chet ainsi que des centaines de membres de la C.A.A.S.,fans inconditionnels, qui réservaient leur place d’une année sur l’autre…
Depuis deux ans, j’étais l’invité d’honneur de la convention en tant que président de l'association française, jumelée à la C.A.A.S. Durant une semaine, j'assistais à des master-classes non-stop et à des concerts prodigieux, collectionnais les disques rares, etc.
Durant cet après-midi torride d'août 1991, la grande foule des participants se pressait à la séance de dédicaces de Chet qui allait débuter. J'étais dans la queue.
Lorsque mon tour arriva, Marcel se glissa auprès de moi avec un large sourire. Bizarre!!!
Chet était assis, sa secrétaire Clarissa à ses côtés. Il prit le vieux 33 tours de collection que je lui tendais, le signa et attrapa une guitare qui se trouvait dans un étui sous la table.
C’est une magnifique demi-caisse "Gibson Country Gentleman" en érable ondé de couleur orange, exactement comme celle sur laquelle il jouait dans le disque "Neck and Neck" en duo avec Mark Knolpfer (Dire Straits).
J'ai pensé "Chouette, il va me jouer une de ses nouvelles compositions".
Il a prit un feutre couleur argent, l’a agité et s'est mis à écrire sur la guitare tandis que Clarissa me couvait d’un œil amusé…
"Mais qu’est-ce qu’il fait?" j’ai murmuré en me retournant vers Marcel qui m'a pris par l’épaule et a répondu en souriant "Il fait un dédicace, pardi!"
Ayant fini d’écrire, Chet se leva, me tendit la guitare que j’attrapais tel un automate et il déclara à la foule : "Ce gars-là m’a reçu en France d’une façon incroyable, il était normal que je le remercie en lui offrant l'une de mes guitares". Il m'a donné l’accolade sous les vivats de la foule et s'est assis pour reprendre le cours des dédicaces.
Moi, dans une espèce de brume, je n’avais pas saisi le moindre mot et ni compris pourquoi cette guitare était entre mes mains.
Comme nous nous éloignions, Marcel m’a traduit ce qu’avait dit Chet et a conclu par "Maintenant cette guitare comme le dit la dédicace appartient à Robert The Prez"…
J’ai passé l’après-midi sur un nuage.
Posté le 23.01.2008 par robertzeprez
J'ai eu l'honneur de partager la scène avec les deux plus grands guitaristes de Nashville!
Invariablement, la Convention de la Guitare de la C.A.A.S. se terminait le samedi soir par le dîner de clôture qui était ponctué par le très attendu concert que donnait Chet Atkins, entouré de ses musiciens et de quelques invités.
Cette année-là, Chet et Jerry Reed avaient enregistré un superbe album "
Sneakin' Around".
Chet avait tout naturellement invité Jerry pour nous donner la primeur de cet album en live.
Au moment de jouer, le morceau "Sneakin' Around" qui donne la couleur à l'album, Chet me fit signe de venir sur scène avec Mark P., le président de la C.A.A.S.
Et, au grand amusement des nombreux spectateurs, nous avons fait les cœurs, tandis que Chet nous couvait d'un œil protecteur !!!
Un sacré souvenir...
Posté le 25.01.2008 par robertzeprez
Chet Atkins, Jerry Reed et "mézigue" papotant à Nashville? Si c'est possible!
Jerry Reed est un ami intime de Chet et un remarquable guitariste de Nashville.
Il est renommé pour avoir composé de nombreuses et merveilleuses pièces pour la guitare. Il a signé ses compositions sous des noms différents, Reed ou Hubbard, à cause de contrats contraignants avec diverses compagnies.
Il a composé plusieurs titres pour Elvis Presley dont le fameux "Guitar Man".
Il a partage la vedette avec Burt Reynolds dans le long métrage "Bandits".
Imaginez ma satisfaction quand Chet m’a présenté ce formidable personnage lors de mon premier séjour à Nashville et que Jerry m’a salué avec quelques mots en français…
Posté le 31.01.2008 par robertzeprez
Cette Martin à manche bigsby appartenait à Merle Travis. Avec cette guitare, il a composé plusieurs tubes célèbres. Thom Bresh me la faisait essayer lorsque nous avons été shootés!
Lors de mon premier séjour à Nashville, j’ai été "musicalement" conquis par ce grand gaillard qui avait une présence sur scène incroyable. Thom Bresh jouait remarquablement de la guitare, interprétait admirablement la musique de Travis, chantait de la country avec une voix chaude de crooneur, imitait de nombreux artistes... Un véritable "entertainer"!
Cerise sur le gâteau, son duo avec Lane Brody était 'charmantissime'.
Illico, je les ai invité à venir en France pour notre convention d'Issoudun. Ils étaient emballés et on ne s’est plus quitté de la semaine.
Un soir, en dégustant une Margarita, j’ai dit à Thom que je trouvais du Travis en lui.
Il a éclaté de rire et m’a raconté cette histoire :
« Moi, j’ai eu la chance d'avoir deux pères. Un papa qui m’a élevé : il était photographe des studios cinématographiques d’Hollywood et s’appelait Bud Bresh. Et un père, le géniteur, qui était une légende de la guitare :
Merle TRAVIS…
« Quand ma mère a annoncé à Travis qu’elle attendait un heureux évènement, Merle ne s'est pas senti capable d’assumer la paternité. Alors Bud Bresh épousa ma mère et m’éleva de son mieux. Tous ceux qui savaient ont gardé le silence.
« Merle Travis était alors une star de la guitare. Il avait créé le style de jeu appelé "Travis Picking" et avait joué avec les plus grands. Il enchainait les tournées et les apparitions à la télévision. Il avait composé de nombreux tubes dont le célèbre "
Sixteen Tons" popularisé par les Platters...
« Travis prétextait des visites à mes parents pour me voir grandir et m’apporter des cadeaux. Il était présent à tous mes anniversaires où il m’offrait des guitares...
« Dès neuf ans, il me permettait de monter sur scène avec lui et ses musiciens. Moi, j’admirais ce personnage pour son charisme. Sa présence me rendait toujours heureux. J’ai appris à jouer comme lui, à chanter ses chansons. Il en était fier.
« C'était le jour de mon anniversaire, j’allais avoir 15 ans. J’assistais à la répétition et Merle n’était pas encore arrivé. C'est alors qu'un des musiciens a fait la boulette en voulant me rassurer : "T’inquiète pas, 'TON père' va arriver"!!!
« "MON père ?" j’ai hurlé au musicien penaud.
« J’ai couru voir ma mère et nous avons discuté jusqu’au petit matin. Nous avons décidé de ne rien éventer tant que Bresh serait vivant. Puis j’ai longuement discuté avec Travis et notre secret nous a encore plus rapproché.
« Pendant des années, le silence a été respecté si bien que je ne suis jamais monté sur scène en me présentant comme le "fils de mon père" car Merle est mort avant Bud Bresh.
« A la mort de Bud, j’étais délié de mon secret et j’ai enregistré "Son of a Guitar Pickin' Man" en l'honneur de mon père biologique.
Plus tard, Thom racontera cette anecdote dans un livre intitulé "That Muhlenberg Sound" retraçant le parcours musical de Merle Travis.
Posté le 31.01.2008 par robertzeprez
Scotty Moore était le guitariste d'Elvis Presley. ses solos ont fait vibrer mes jeunes années...
C’est Thom Bresh qui m’a présenté Scotty Moore. Cette rencontre m’a particulièrement ému car j’admirais les "riffs" enlevés de ce guitariste!
Autour d’un "CC Rider", Il m'a raconté ces deux anecdotes avec Elvis.
« Nous avons été surpris par le succès phénoménal qui est arrivé tout d'un coup. Et nos pauvres amplis de 30 watts ne pouvaient plus rien contre les foules en délire qui déferlaient sur notre première grande tournée…
« On jouait mais on n’entendait pratiquement pas Elvis.
« Alors, nous nous repérions grâce à son déhanchement qui différait selon les parties de la chanson. Heureusement, notre matériel a vite évolué!!! »
« Nous enregistrions "Heartbreak Hotel" et Elvis avait voulu que Chet Atkins soit présent sur le disque. Mais Chet n’appréciait pas d'être cantonné à l'accompagnement. Quand, je lui ai joué avec fierté le solo que je venais de découvrir en lui demandant son avis. Chet m’a répondu "Je ne suis pas ici pour penser mais pour accompagner!" »
Pour la convention de Nashville 1994, Scotty devait présenter un spectacle "Elvis Presley Memory". Je n’avais pas prévu de venir cette année-là. Scotty, mis au courant par le président de la C.A.A.S., m’a envoyé en express un billet d’avion pour s’assurer de ma présence.
Scotty avait réuni autour de lui : "DJ Fontana", le batteur d’Elvis, "The Jordanaires" qui faisaient les cœurs, un jeune gars qui ressemblait à Elvis et l'imitait à la perfection ainsi que d'autres musiciens. Chet, en personne, est monté sur scène pour "Heartbreak Hotel"...
Scotty m’avait installé au premier rang. Pour moi, ce retour dans le passé a été génial…
Posté le 31.01.2008 par robertzeprez
Les américains sont des fans inconditionnels de Django Reinhardt... Ils le placent au sommet de l’organigramme des guitaristes de jazz.
Ayant appris cela, je suis revenu à Nashville avec Romane et Laurent Bajata, deux des meilleurs guitaristes manouches de France et de Navarre.
La C.A.A.S. avait réservé l'une des dix-huit salles du restaurant français de Nashville "Chez Mère Bulles" pour que nos amis puissent se produire en duo.
Tous les fans de Django que comptait Nashville étaient présents, Chet et Scotty en tête.
Le spectacle fut réussi au-delà de toutes nos espérances.
Dès, le lendemain j’ai été contacté par "Bransong Music" pour enregistrer une K7 vidéo. Après une journée de studio, Romane, Laurent et Bob Burns, un contrebassiste local, ont mis 13 titres dans la boite.
Résultat : l'édition d'une K7 vidéo et d'un CD "Romane, the Gypsy Sound".
C’est fou comme ces américains décident et travaillent vite!
Durant cette semaine, Scotty nous a reçu plusieurs fois dans sa suite. Il se calait dans un fauteuil et écoutait Romane jouer. Les yeux rivés sur le manche de la guitare, il savourait.
Voici la dédicace qu’il a faite sur le CD : "Avant d’écouter Romane, je n’aurais jamais pensé entendre Django en live sinon au paradis."
Sur cette photo, outre Romane et Scotty, il y a les guitaristes Thom Bresh, Valérie Duchâteau (classique France), Muriel Anderson (classique USA) et Claes Neeb (country Norvège).
Posté le 31.01.2008 par robertzeprez
La réputation de Romane avait dépassé les frontières du Tennessee et lorsqu'il débarquait, des musiciens renommés venaient spécialement à Nashville pour le plaisir de faire le bœuf avec lui!
Sur la photo, nous posons avec Mark O'Connor, un des plus grand violoniste du Tennessee.
Le temps d'une master-class et d'un concert très suivis par le public, Mark s'était glissé dans la peau de Stéphane Grappelli pour nous faire revire, en compagnie de Romane, Laurent et Bob, les heures glorieuses du fameux Hot Club de France.
Nous, les français, étions ravis de faire apprécier notre culture au pays de la country.
L’année suivant, c'est Ian Yorgensten, grand guitariste de rock, qui avait fait le déplacement depuis la Californie pour jouer manouche avec Romane lors d'une master-class qui a attiré la grande foule.
Un après-midi, nous étions en goguette dans Nashville. Nous nous sommes arrêtés chez "Grühn Guitars", le magasin de guitare le plus renommé du coin.
Romane remarqua une guitare Selmer de collection, il la prit et se mit à jouer attirant clients et vendeurs. Dix minutes plus tard, le patron ferma le magasin, il attrapa une guitare pour accompagner Romane de son mieux. Il avait un sourire qui en disait long.
Nous n'avons pas vu le temps passer, la nuit tombait quand nous sommes repartis.
Posté le 31.01.2008 par robertzeprez
Grand guitariste, banjoïste et vocaliste de Old Time Music, Bluegrass et Country & Western, Arthel 'DOC' WATSON est né en Caroline du Nord.
Aveugle de naissance, il se réfugie dès son enfance dans l'univers de la musique. Il est vite fasciné par les Delmore Brothers et Merle TRAVIS qui vont fortement l'influencer.
Il va s'imposer au fil des années comme un maître du flat picking.
En 1950, il baptise son fils Merle WATSON en hommage à Merle TRAVIS.
Certains de ces albums suivants seront de très haut niveau, il y fait des duo avec son fils.
En 1985, son fils Merle meurt à l'âge de 36 ans.
Chet et Doc se vouaient une estime réciproque. Doc ne manquait jamais une convention.
Lorsque je l'ai vu sur scène, j'ai été impressionné et l'ai immédiatement invité en France.
Hélas, Doc était malade et son handicap lui interdisait les longs voyages. Dommage!